Théorème, théorie, concept

La possibilité de Dieu

Lundi 22 août 2011, par Philippe Robin, 1225 visites

Un théorème est une proposition qui peut être mathématiquement démontrée, c’est-à-dire une assertion qui peut être établie comme vraie au travers d’un raisonnement logique construit à partir d’axiomes. Un théorème est à distinguer d’une théorie. (wikipédia)

Une théorie (du grec theorein, « contempler, observer, examiner ») désigne couramment une idée ou une connaissance spéculative et vraisemblable, souvent basée sur l’observation ou l’expérience, donnant une représentation idéale, éloignée des applications.(wikipédia)

Un concept est une représentation générale et abstraite de la réalité d’un objet ou d’une situation. Le concept se distingue donc aussi bien de la chose représentée par ce concept, que du mot, de la notion, ou de l’énoncé verbal, qui est le signifiant de ce concept mental.(wikipédia)

Ainsi, l’idée de liberté est toujours un concept non fini (i.e. toujours en re-définition) que beaucoup de théories ont abordées mais sur laquelle aucun théorème n’a été élaboré.

Il ne saurait y avoir de théorème de la liberté.

La notion qu’on appelle vérité est différente de cela.

La vérité est celle qui contient tous les théorèmes mais qui ne peut être réduite à ces théorèmes, puisque toutes les réalités ne sauraient être mesurables et donc démontrables.

Leurs théorèmes paraîtraient donc caduques, non pas à cause de leur fausseté, mais à cause de l’impossibilité pour l’humain de les vérifier.

Ainsi la vérité (avec un grand "V") ne sauraient être démontrable dans son ensemble de manière à être approuvée.

Pourtant l’esprit est capable d’en accepter l’idée de manière intuitive et préalable.

Celui qui dit le contraire se contredirait lui-même, puisqu’il nie la vérité, tout en faisant une affirmation (la vérité n’existe pas) qu’il voudrait comme valeur de vérité. Ce qui est une contradiction et un non-sens. La vérité (grand “V”) existe donc.

En accepter l’idée sans démonstration serait donc faire l’abandon de la preuve, de l’esprit, de la démonstration, de l’outil qui nous sert à élaborer le théorème et à le confirmer, d’abandonner la preuve au profit de l’intuition. Abandonner la preuve ? Abandonner l’esprit ? hérésie pour un matérialiste !

Mais qu’est-ce donc que cette intuition, purement singulière, personnelle, interne, qui aurait le pouvoir de mettre à mal la preuve rationnelle ou matérielle ?

D’où vient cet "instinct" qui de manière "naturelle" pourrait être un guide à la vérité , là où l’esprit a été impuissant ?!?

Quel est son lieu, quel est sa nature, quel est son sens, et quel est son objet ?

Il y a des théorie là-dessus, certainement des concepts et notions, mais certainement pas de théorèmes...

C’est l’accès au mystère qui est la porte de la connaissance réelle, là où la matière s’arrête, et où commence le sens, là où prend naissance la véritable connaissance et donc l’accès à la connaissance de la vérité.

Celui qui utilise son oeil regarder le soleil, il sait alors que le soleil existe car il fait confiance à son oeil et au traitement de l’image faite par son cerveau.

Celui qui utilise la main pour mettre du bois dans le feu sait que la chaleur existe.

Celui qui utilise sa bouche pour savourer la cuisine connaît le bienfait des aliments.

Pourquoi donc restreindre l’utilisation de cet oeil intérieur qui s’appelle le coeur et qui permet un autre accès à une autre connaissance ?

Pourquoi ? Parce que notre culture européenne matérialiste et diminuée en a limité l’usage, l’apprentissage, l’éducation et la valorisation. Dés lors a été décrété que les connaissances sensibles, matérielles et directement mesurables permettraient seules de définir ce qui est vrai et juste, tout ou partie en tout cas.

Ainsi, le monde moderne a fait son entrée fracassante dans l’histoire des hommes en disant : Dieu, laisse moi me débrouiller seul, je vais te prouver que je peux le faire, et j’aurais ainsi démontré ton inefficacité, voir ton inexistence, et j’aurais enfin atteint le degré de liberté (voir plus haut ce concept ou notion) nécessaire, objectif en soi et moyen en même temps, nécessité première, ou droit fondamental pour d’autres, illusion encore pour certains....

Mais entre théories, théorèmes et autres concepts, il est une notion qui n’a pas été évoqué et qui peut être un point de concordance stable et acceptable pour tous, puisque la notion de vérité est parfois trop brutale.

Il s’agit de la notion de possibilité . Car en effet, avant que les choses soient démontrables, il faudrait qu’elles soient possibles.

Et avant qu’elles existent, il faudrait que cette existence soit possible.

Et avant de croire, il faudrait que la foi existe.

Et avant de respirer, il faudrait qu’existe l’oxygène, le poumon, le souffle et la volonté.

Et avant que le monde existe, il faudrait qu’il fusse possible qu’il existe et que les conditions de son existence et de son maintien soit réunies.

Autrement dit, à la vue des éléments matériels mesurables par la science, avec l’ajout de la capacité de l’esprit à accepter une notion sans démonstration, une chose apparaît clairement : la possibilité de Dieu est donc chose envisageable humainement, même pour un incroyant.

Scientifiquement, et intérieurement.

Bien à vous,

9è jour du mois béni de ramadan 1432 de l’hégire (avec certitude), 2011 après JC (environ...)