Le XXIéme SIECLE : suicide planétaire ou résurrection ?

par Rabbin Elmer Berger, Leonardo Boff, Roger Garaudy, Dom Helder Camara, Père Michel Lelong, Yehudi Menuhin, Raimundo Pannikar

Jeudi 21 juin 2007, , 189 visites

L’avenir n’est pas ce qui sera mais ce que nous ferons. Yehudi Menuhin, dans l’un de ses premiers discours à la chambre des Lords, " défense du sacré ", a posé le problème central. L’avenir se construit d’abord dans la conscience des hommes, dans la foi, qui est la recherche du sens et des fins dernières de la vie, et dans l’action pour l’accomplir. Or aucune religion institutionnelle ne répond aujourd’hui à cette question fondamentale pour al construction de l’avenir. Ici des hommes de foi maîtres du dialogue inter-religieux s’expriment à partir de leur vécu du XXe siècle.

L’un de ceux qui ont partagé les angoisses des auteurs devant les dérives mortelles du XX ème siècle , - l’un des plus sanglants de l’histoire- et qui ont compris le message du grand YEHUDI MENUHIN,posant la question fondamentale du siècle : celle de l’unité de l’homme, appelle, en notre nom à tous, des millions d’hommes, juifs, chrétiens, musulmans, athées, ou sages de tous les continents, à devenir des militants de l’espérance pour élaborer ensemble le projet d’un avenir à visage humain et divin.

Par vos idées, vos dons, votre coeur, le XXIème siècle peut être, non une jungle, mais un "Age d’homme"

L’édition l’Harmattan explique pourquoi ce livre.

« A la veille du XXIème siècle, la mort vient d’arrêter le plus
grand coeur du monde : Yehudi Menuhin a exprimé, dans le langage le plus universel, celui de la musique, ce qu’il y a de plus intime et de plus grand en chacun de nous : le désir et l’appel de l’unité humaine.

Il fallait un grand artiste, visionnaire et créateur, pour nous dire qu’on peut vivre autrement.

Ce fut son dernier message, celui de sa vie entière, au nom de l’universalisme des grands prophètes d’Israël.

Quand il fut nommé Lord par la reine d’Angleterre, Yehudi Menuhin eut l’audace et la grandeur d’ouvrir, devant la Chambre des pairs, le débat fondamental de notre époque que les hommes politiques n’abordent jamais : il montra que tous nos problèmes économiques, politiques, pédagogiques, étaient d’abord des problèmes religieux : ils posaient la question préjudicielle de la fin dernière de nos vies personnelles comme de notre commune histoire.

Dans le monde fut imposé un idéologie occidentale selon laquelle l’économie et la science avec sa technostructure doivent régner, occultant ce problème central, certains prétendaient voir "la fin de l’histoire". Or ce monothéisme du marché et cette technostructure nous conduise à la faillite d’un « monde cassé » entre une minorité de plus en plus étroite de nantis et une majorité croissante d’affamés, de chômeurs, ou d’exclus, et à la destruction de la nature par l’épuisement des ressources naturelles ou à leur pollution.

Une telle conception du monde implique que l’homme n’est qu’un faisceau de besoin naturels ou artificiels que le marché et la technique pourraient satisfaire.

Le grand message salvateur de Yehudi Menuhin, dominant ce vacarme insensé, ne pouvait demeurer enfoui dans la poussière d’un journal Officiel, ou des Archives de la BBC

Ce document public unique devrait faire vibrer le coeur de millions d’hommes, comme autrfois les cordes de son violon, pour l’éveil de tous ceux qui pensent que la vie a un sens divin et qu’ils ont pour tâche de l’accomplir.

Il appartient à tous ses héritiers spirituels, à tous ceux qui l’ont aimé, d’essayer, avec la crainte et tremblement, d’apporter à son appel au moins de partielles et provisoires réponses, afin que cette voix chantant seul sur la montagne, éveille des rumeurs dans l’ombre des vallons. »

Edition : L’Harmattan

avril 2000

prix : 11,45€