Faux Halal, à qui la faute ?

Par Daniel Youssouf Leclerc

Vendredi 12 août 2011, , 695 visites

Il parait que le reportage « Spécial investigation » de Canal +, consacré aux « dessous du business Halal », a jeté un pavé dans la mare. Si je peux me permettre une remarque quelque peu ironique c’est que, logiquement, quand ce pavé aura touché le fond il n’y aura plus de remous.

Pour preuve, qui se souvient du pavé lancé il y a exactement trente ans au même endroit par le magazine « 50 millions de consommateurs », organe de presse officiel de l’Institut National de la Consommation (INC), qui dénonçait déjà « la fausse viande musulmane » [1] et titrait « La tromperie est généralisée mais les principaux intéressés, les clients musulmans, n’en savent rien ». Qui se souvient aujourd’hui de cette situation « scandaleuse » à laquelle était déjà mêlée la Mosquée de Paris et son recteur Hamza Boubakeur, autrement dit Abou Boubakeur dont le piètre héritier de la dynastie, Dalil, est toujours en sinécure aujourd’hui. A l’époque, des associations musulmanes avaient déjà tenté d’assainir le souk du Halal en essayant de mettre en place un organisme de contrôle, [2] en collaboration avec le Ministère del’Agriculture et les professionnels de la viande. En vain, car l’initiative fut torpillée par l’incontournable Mosquée de Paris qui, finalement adoubée par les Pouvoirs Publics, se voyait par là implicitement confirmer le titre de représentant exclusif de l’Islam de France, envers et contre la volonté de la Communauté Musulmane de l’Hexagone, comme c’est exactement le cas désormais pour l’inféodé et improductif Conseil Français du Culte Musulman.

Ça a bien évolué depuis… à un point tel que ça a carrément empiré. Certes, des initiatives estimables ont vu le jour pour mettre un peu d’ordre dans le domaine, comme celles notoires d’AVS [3] ou d’ASIDCOM, [4] mais la situation demeure carrément « bordélique » puisqu’on en est arrivé maintenant au point de devoir contrôler les contrôleurs de Halal. Les organismes de certification se sont multipliés (on en dénombre plus de vingt cinq à ce jour) mais, à l’instar de la viande supposée Halal, 90% ne possèdent pas les critères de fiabilité requis. Et inutile de préciser que ce qui intéresse tous ces braves gens ce n’est pas le contrôle proprement dit, qui s’avère d’ailleurs pour la plupart facultatif, mais uniquement les royalties qui s’y rattachent dont la destination est quant à elle totalement incontrôlable.

A quoi ça sert de s’indigner si ça ne débouche sur aucune action concrète. D’abord les Musulmans doivent arrêter de jouer les vierges effarouchées, en clair de faire les innocents sur cette question, en particulier en faisant mine de pousser des cris d’orfraie quand leur chère télévision révèle au grand jour des « nouvelles rassises » que d’aucuns au sein de leur propre communauté leur rabâchent depuis
plus de trente ans. Ne vous voilez pas la face, excepté les femmes évidemment, et ne jouez pas les faux naïfs quand vous irez à l’avenir acheter votre viande car nul doute que vous serez interrogés par votre Créateur sur la qualité de la nourriture dont vous usez !

Mobilisez-vous concrètement pour faire cesser les escroqueries dont vous êtes impunément l’objet en permanence, ne serais-ce qu’en participant activement aux actions entreprises par les organisations sérieuses pour purifier le marché du Halal ! A ces dernières, d’ailleurs, je recommande de s’atteler à deux démarches indispensables : Malgré la tromperie généralisée notoire, les Pouvoirs Publics Français (Répression des Fraudes) et les Tribunaux de la République, invoquent la laïcité et le vide juridique causé par l’absence de précision du Halal musulman pour refuser de constater et de condamner les contrevenants. Alors, à l’instar du Cachère juif, il faut promulguer d’urgence cette foutue définition stipulant explicitement l’obligation d’égorgement rituel manuel (non mécanisé) et l’interdiction de tout étourdissement de nos bêtes de boucherie. L’Etat français, réputé laïc, doit aussi revenir sur les agréments exclusifs accordés aux trois Grandes Mosquées de Paris, d’Evry et de Lyon pour habiliter les sacrificateurs musulmans [5] , dont celles-ci se prévalent pour délivrer des labels Halal litigieux. Les grands escrocs adoubés par le pouvoir ont-ils plus le droit d’opérer que les petits ?

Daniel Youssouf Leclerc
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