Communiqué de l’école musulmane Philippe Grenier

Mercredi 16 janvier 2019, par Philippe Robin, 263 visites

Depuis son ouverture, l’école Philippe Grenier subit un acharnement administratif et judiciaire qui devient maintenant médiatique.

Communiqué d’Unicité suite à l’article du DL du 09 Janvier 2019.

Bref historique

Pour rappel, le rectorat avait déjà déposé plainte contre nous pour « ouverture illégale » en 2016,

plainte qui n’avait même pas été portée à la connaissance d’un tribunal tant elle était incongrue

, notre dossier d’ouverture étant parfaitement légal et complet, nonobstant la négligence de certaines administrations que nous avons prouvée. L’injustice avait même permis au pôle emploi de nous refuser arbitrairement des contrats aidés, le 29 juin 2016… à quelques jours de notre 1ère rentrée !

Hier se tenait le dernier acte d’une longue procédure visant la fermeture de l’école. L’audience s’est déroulée pendant plus de 4 heures en présence de toute l’équipe pédagogique et nous avons pu ensemble présenter une défense de qualité assistés par notre avocat.

Nous avons pu établir devant le tribunal que même si notre école n’était pas parfaite notamment du fait de sa jeunesse, elle ne méritait pas une fermeture demandée avec acharnement par l’administration qui, nous l’avons vu, répond sans doute à d’autres objectifs que le bien-être de nos enfants tant son accusation a pu être caricaturale et disproportionnée.

Un article surprenant

L’excellent Dauphiné Libéré, dans sa version numérique ouverte, a cru judicieux de mettre en avant des arguments certainement plus accrocheurs que de relater les débats constructifs de l’audience.

Ce n’est que tardivement ce soir, à la suite de démarches de notre avocat, que l’article en ligne à intégré notre point de vue mais de façon très synthétique. Le mal est fait depuis ce matin malheureusement.

Sommes-nous déjà condamnés ?

Pour résumer, ce qui nous est reproché est de ne pas avoir présenté d’amélioration sur des points d’enseignement du socle commun. Hier nous avons pu nous justifier. Nous sommes parfaitement conscients de nos lacunes mais nous avons précisé que des améliorations avaient été apportées. Notre seul tort flagrant a été de ne pas envoyer un contre-rapport (que nous avions pourtant mis du temps à préparer et qui était presque finalisé), qui n’aurait pas eu de valeur juridique mais qui aurait au moins pu calmer certains mensonges comme cet exemple :

un extrait du rapport qui nous reproche d’enseigner que la terre serait plate... sans aucune preuve de cette absurdité !

Quel rôle joue l’accusation ?

Le procureur nous accuse (bien sûr, c’est son rôle !) de ne pas développer chez nos enfants un esprit critique, mais il a prouvé dans ses nombreuses démarches que lui-même en était dépourvu concernant notre affaire, en rabâchant textuellement certaines charges infondées des inspecteurs sans s’inspirer des débats précédents son intervention.

Nous pouvons lui accorder d’avoir effectué des recherches poussées sur la personnalité du docteur Philippe Grenier dont il a dressé un portrait élogieux, malheureusement il aurait mieux fait de s’intéresser un peu plus assidûment à nos profils et personnalités, aidé par les nombreux rapports de renseignements de police établis sur nous depuis 2016, cela lui aurait évité de se couvrir de ridicule en nous traitant de « salafistes obscurantistes ».

Obscurantisme…

De l’obscurité il y en a sans doute, dans l’attitude de l’administration, dans le regard de l’accusation et dans le comportement d’un journaliste présent au côté de nos détracteurs qui n’a pas eu la politesse de nous adresser la parole (nous ne savions même pas qu’il était présent) ni de prendre le soin de se rapprocher de notre avocat.

Un objectif qui devient clair !

Nous sommes maintenant convaincus que le but de ces attaques est bien de discréditer aux yeux de tous nos interlocuteurs une école déjà fragile parce que naissante. Nous sommes attachés en tant que parents et responsables de cette école à ce que nos enfants puissent s’épanouir grâce à un cadre et une éducation de qualité, conforme aux exigences de l’éducation nationale et aux valeurs de la république.

Toutes nos démarches d’ouverture au dialogue avec les administrations (mairies, préfecture, rectorat etc…) ont toujours trouvé des portes closes, alors comment faire pour être visible, ne pas paraître obscur dans ce climat ou le doute ne nous profite jamais ?

Ces attaques nous ont déjà coûté cher (perte de confiance de candidats enseignants, de parents, refus de subventions…) mais sachez que nos efforts quotidiens ne faiblissent pas pour préserver notre école dans l’intérêt premier de NOS enfants.

Réponse du tribunal le 12 février. Depuis le début, nous faisons confiance à la justice pour éclairer cette affaire, et nous espérons ainsi monter à tous ce que nous sommes convaincus d’être : des interlocuteurs utiles, fiables et honnêtes.

Le bureau d’Unicite38, gestionnaire de l’école Philippe Grenier